Les ballades du mercredi
Parlons un peu des organisations spontanées qui voient le jour au sein de notre club. Grâce à nos dynamiques retraités, qui sont toujours en très bonne forme, nous avons des organisateurs qui aiment marier le plaisir de rouler et le plaisir de la table. Je veux parler des compagnons Jean Christienne, Bernard Gorget, René Pégourié et Claude Renault (Excusez-moi si jen oublie).
Jai eu le bonheur contre une journée de congé de participer le mercredi 14 mars à une sortie avec 18 autres cyclistes et un chauffeur (Monsieur Roussel qui nappartient pas au club mais qui est un copain de René) qui prévoyaient de faire 150 Km, décomposé de la façon suivante : 100 Kms le matin, repas à midi dans un routier et retour laprès-midi par un chemin plus rapide de 50 Kms, organisé par nos compères René et Bernard..
Je vous assure, renseignez-vous pour les autres sorties (prévues en avril et en juin) auprès de René, car nous découvrons le plaisir dêtre ensemble sur un vélo mais surtout nous vivons un morceau danthologie autour de la table.
Dabord sachez que nous avions un véhicule dassistance (prêté par notre partenaire Fiat Rambouillet). Vous pouvez emmener des vêtements de rechange, des chaussures confortables pour passer à table. Dailleurs à quand la douche transportable ?
Revenons à ce mercredi. Départ 8 H 30 du NickelOdéon sous un ciel clément. Nous voilà partis pour une bonne et saine journée de fatigue. Premier petit problème, notre ami Jacques Cifélli (vous savez Jacquouille la fripouille, la gouaille) souhaite changer de vélo. Il part devant nous. On se donne rendez-vous à la maison forestière du Patis (là ou habite notre ancien compagnon de club Rémi). nous arrivons au rendez-vous et nous constatons que notre Jacques national nest pas là. On attend, puis je fais demi-tour pour le retrouver. Bernard lui attend. Personne chez lui, je reviens il est avec Bernard. Le groupe est déjà loin. Rien à lhorizon, nous roulons de plus en plus vite pour les rattraper. On part vers Auffargis; après réflexion nous nous disons que ce nest pas la bonne route. On revient sur nos roues (pas sur nos pas car je vous le rappelle nous sommes à vélo) pour nous diriger vers le Perray. Heureusement Jacques Clech à bord de sa voiture (il ne pouvait pas nous accompagner car il était souffrant) nous indique quil rattrape et fait stopper le groupe. Il revient nous prévenir que le groupe nous attend à la sortie du Perray. Tout rendre dans lordre, nous repartons. Il faut savoir que pour aller du côté de Dreux, il faut avec nos acolytes passer par le Perray, Les étangs de Hollande, Montfort, Thoiry . Jamais sur un parcours nous navions rencontré autant de route barrée pour cause de travaux. « Serions-nous en période électorale ? » Sinterrogent certains. Tous ces travaux on un peu désorganisé notre arrêt café. Car René et Bernard ont tout prévu : café avec ou sans sucre. Petits gâteaux bretons, au bon beurre. Après ce petit encas nous repartons vers la vallée de lEure en direction de notre lieu de restauration. Un routier sympa, même très sympa. Comme dhabitude les trois derniers kilomètres avec pourtant un vent contraire à décorner les béliers fut franchit en un temps record. Bernard, Alain, Claude, Jean-Jacques appuyaient fort sur les pédales. Un seul arrivait à parler pour dire « Eh, il faudrait peut-être attendre les autres, non ? » Il faut dire quil était dans la bordure et vous savez bien que notre Jacquouille naime pas ça. Arrivés au restaurant vers 1 heure, nous avons envahi la grange garage du propiétaire avec nos vélos, nous sommes allés prendre nos sacs pour une première séance de déshabillage. Sauf Raymond qui ne savait pas que nous avions un véhicule dassistance. De plus Monsieur Raymond était parti en tenu dhiver pour le haut mais dété pour le bas. Cuissard court et chaussette dété. Avant de passer à table, on nous indique quil faut aller de nouveau à la camionnette. Mais pourquoi ? Quand vous arrivez près de celle-ci en humant lair et en entendant des bruits de verre, vous comprenez. Lapéritif est servi. Rivesaltes, Ricard, jus de pamplemousse, jus dorange avec petits amuse-gueule nous attendent. Après la deuxième tournée, on se dirige vers le restaurant. Nous entrons dans une première salle où domine le bar, pour accéder à la salle à manger. La salle est pleine de convives. Reste libre une longue table qui nous attend. Très rapidement on nentends plus dans la salle que les cyclistes du CTR. Nous devisons avec bonne humeur des frasques de la matinée. Des convives du restaurant ont tenté de nous faire taire, mais dépités ils sont repartis plus tôt à leur travail. La maîtresse du lieu nous demande si on souhaite lapéritif. Refus en curs de lassistance. Nous sommes des sportifs que diable ! pas trop dalcool (je ne crois pas quelle nous ait crus, je pense même quelle nous a vus sur le trottoir devant son restaurant nous servir et resservir lapéritif). Elle nous propose les entrées : « ufs mayonnaise, salade composée, (choix que jai fait avec bonheur), rillettes et autres produits que je ne me rappelle plus. Ensuite, comme plat principal on nous suggère : tomates farcies, poule, rumsteaks avec, comme légumes, de la salade, des champignons ou des frites. Pour ma part je me suis mangé une patte de poule à la crème avec des champignons de paris, un vrai délice. Vous aviez leau à volonté mais plus encore le vin à volonté. Vous comprendrez que lambiance au fur et à mesure était des plus détendues ! Jacky me fit remarquer que ce repas était très diététique et quil était recommandé et adapté pour leffort et la récupération de notre sport favoris, le vélo. Mais comme pour toutes les bonnes choses, il y a une fin. Il fallait nous en retourner vers notre ville bien- aimée. Pour cela nous nous sommes à nouveau changés pour reprendre la route. Limperméable était de rigueur, car maintenant il pleuvait. Nous avons dû subir la pluie durant tout le retour. Le temps s était rafraîchit mais avec les calories absorbées auparavant, personnes navait froid. Au bout dune dizaine de kilomètres, juste avant dentrer dans Villemeux une explosion se fait entendre. Après renseignement cest la roue arrière de Christophe qui vient de crever. Tout le monde sarrête. Par bonheur il y a un pont. Certains peuvent se protéger. Pendant de temps là, notre mécano préféré (eh, oui en plus de la voiture dassistance nous avons un mécano, 40 ans dexpérience prénommé « le coyote » par son équipe, vous voyez de qui je veux parler ? Non ? Jacky bien sûr) répare sous la flotte. Nous repartons; on traverse Villemeux en sextasiant sur une magnifique propriété restaurée, lancien moulin du village. On continue. Nous venons seulement de sortir du village que je perce. Arrêt à nouveau, (nous notons que tout le monde est bien rangé sur le bas côté) notre Zorro du vélo intervient (jadore que Jacky soit là car vous avez limpression que vous êtes un cycliste professionnel qui est assisté de son mécano). Nous allons repartir quand Christophe constate une deuxième crevaison. Il est dépité. Il sexcuse. Il souhaite même que lon mette son vélo dans la camionnette pour pas nous gêner (tu nétais pas un petit peu fatigué Bonhomme ?). Mais notre ami Jacky, plus rapide que son ombre; notre véritable Lucky Luke sempare de la roue, prend une chambre à air, remonte, gonfle et horreur ! la valve fuit. Re-démontage, plus de chambre à air pour Christophe, heureusement son beau-père Jean-Jacques est là. Il lui fait gentiment remarquer quaprès avoir pris sa fille, maintenant il saccapare son matériel (jusquou va-t-il aller ?). Pour ma part Jean-Jacques, je te dis de faire gaffe, car il va bientôt te doubler sur les routes ! Réparation effectuée . Nous allons repartir quand Gérard nous dit timidement : « ma roue avant est crevée ! » Alors là, explosion de commentaires relayés par Jacquouille la gouaille. Mot dordre général : « que tout le monde contrôle ses pneus ! » Notre bonne tenue, sécuritaire, bien rangés sur le bord de la route vole en éclat. Nous nous regroupons tous autour de notre démonte pneu-préféré (boutade), car pendant que lon vocifère, Jacky avait déjà dans les mains la roue. Enfin, la réparation se termine sans en appeler dautre. Nous pouvons repartir. Nous nous sommes bien refroidis, mais bonheur une route encore barrée nous oblige à remonter sur le plateau. Un bonne petite côte pour se réchauffer, ce nest pas de refus. Nous revenons vers la vallée de lEure par le haut de Coulomb. Nous plongeons pour reprendre la route qui nous mène vers Hanches. Notre mécano aux mains dor nous quitte pour rejoindre son chez-lui par Maintenon. Nous passons par Épernon, Poigny-la-Forêt. A nouveau Gérard a un pneu qui crève. Il commence à réparer, récupère ses affaires dans la voiture et nous dit de partir. Il fera demi-tour car il habite le Bois-Dieu. Nous repartons pour Rambouillet. Comme de bien entendu lallure a été soutenue sur les derniers kilomètres. Nous revenons à notre point de départ « Le NickelOdéon » vers les 17 heures. Nous reprenons nos affaires. Nous nous saluons et remercions les organisateurs et le chauffeur. Voilà une journée passée dans la joie et la bonne humeur. On en demande encore. Dailleurs la sortie du mois de juin sera plus longue (180 Km) mais avec un pique-nique le midi près dun étang.
A la fin de la randonnée, Claude ma demandé sil ne serait pas intéressant dorganiser en 2002 des sorties sur plusieurs jours. Je suis daccord avec lui, et vous ? Faire des sorties qui nous permettent de découvrir des régions en vélo, et les joindre à des week-end qui permettraient à notre conjoint de nous rejoindre, cela ne vous tenterait-il pas ?
Jean-Luc.