

Samedi 8 mars nous nous retrouvons sur le quai de la gare. Nous ?, c’est : Jean-Philippe IOB, Jacques Clec'h, Daniel Lehain, Gilles Friboulet, Pascal Paquet, Eric Darbois, Philipe Dugne, Christian Arcelin, Nicolas Le Sellin, Damien Malfait, et votre serviteur.
D’ailleurs j’ai failli rester sur le quai car je suis arrivé en retard au rendez-vous. Heureusement Gilles en cheville avec la SNCF avait prévu le coup en retardant le train. Voyage dans le premier wagon avec des vélos empilés les uns sur les autres. Jacques était monté dans le deuxième wagon mais heureusement que ce train est omnibus car dès Gazeran il a sauté dans notre compartiments parce qu’il était monté dans un wagon réservé aux fumeurs. A 7 h 00’ du matin pour un sportif, cela craint ! Bonne ambiance. On regardait le parcours, on était tous très contents de rejoindre Chartres, de plus le temps était clément. Certains voyageurs arrivaient à dormir après leur nuit de travail malgré notre excitation et notre bonne humeur.
Enfin Chartres. Nous descendons nos vélos. Gilles accélère le mouvement pensant que le train continuait sa route vers Le Mans. Surprise le conducteur descend tranquillement de sa motrice car pour lui c’est le terminus. Nous sortons de la gare et prenons une photo de groupe dans le calme et le silence d’une ville qui commence seulement à se réveiller.
Nous nous dirigeons vers la cathédrale, nous doublons une femme d’un âge certain sur son vélo d’antan. Elle nous laisse passer tout en nous signifiant qu’elle aussi fait beaucoup de vélo, mais ne préfère pas tout de même se mesurer à nous.
Nous plongeons sur l’Eure en prenant les sens interdits. Devinez qui ouvrait la route : « Daniel » notre président d’honneur qui nous a souvent fait côtoyer les interdits, jusqu’à nous avoir fait prendre une route (100 mètres) interdite aux vélos !
Dès Chartres nous longeons l’Eure. Nous passons sur des passerelles et Daniel toujours en tête perd le cache de l’objectif de son appareil photo en passant sur une passerelle. Je vois le cache tomber sur la passerelle, rebondir et je le vois déjà tomber dans l’Eure mais non, un tout petit rebord a permis au cache de rester. Vous imaginez bien que nous étions baba de la chance de notre compère. Vous savez ce que l’on dit dans ces moments là, excuse-nous Marie-Thérèse ! (épouse de Daniel).
Très rapidement nous sortons de Chartres, nous allons dans la direction de Saint Prest, toujours à côtoyer l’Eure. Daniel connaît parfaitement le parcours et nous avançons à bonne allure. Christian dans sa roue est surpris par un changement de direction. Il pile de l’avant et patatras, il passe par dessus le vélo. Heureusement plus de peur que de mal. Nous passons sous la voie de chemin de fer. Le passage est étroit et très peu haut. Gare au grand gabarit. Nous sommes passés sur la droite de la rive. Nous remontons pour dominer l’Eure. Chemin un peu humide, mais surtout des dénivelés impressionnants. Le spectacle est beau, nous allons régulièrement changer de rive jusqu’à Maintenon en passant par Jouy, Saint Piat. Je vais souvent mettre pieds à terre car les dénivelés sont impressionnant et nous ne sommes pas sur du bon vieux bitume. D’ailleurs cela m’évoque ce que devait endurer les coureurs du Tour de France par exemple au début du Xxème siècle, quand ils gravissaient des cols en terre battu, ravinés par les eaux et sur des vélos du style de ceux de nos amis Chinois. Vous imaginez le tableau. Mais nous trouvons des garçons comme Daniel, Philippe, Gilles, Eric, Pascal, Damien qui arrivent à franchir des obstacles qui me semble infranchissables. Pendant un moment, nous longerons l’Eure, nous traverserons des champs. Le soleil fait par moment son apparition. Nous sommes très heureux de cheminer sur ces chemins. La pêche vient d’ouvrir et nous rencontrerons très souvent les pêcheurs. Nous traversons Maintenon, direction Pierre pour aller rejoindre Villiers-le-Morhier. Nous faisons une pose près d’un pont pour manger quelques barres de céréales en essayant de respecter les pêcheurs qui sont affairés à surveiller leur ligne.
Nous suivons la Drouette pour remonter vers Saint Lucien. Nous devons passer par un chemin dont la haie a été fraîchement coupée. Le problème est qu’elle comportait des arbustes épineux. A la sortie du chemin : deux crevaisons ; on s’arrête pour réparer. Dans l’effervescence, il est remonté une chambre à air percée. Redémontage. On demande bien à ce que chacun contrôle ses pneus. Les « Pousses vertes » étaient contents de trouver les « T’a mal où » pour les aider à réparer. On va pouvoir repartir, tout le monde remonte sur sa monture quand tout à coup une voix s’élève pour annoncer « crevaison ». Qui peut oser exprimer ce mot ? Christian qui a sa roue avant raplapla. Tôlé général, on avait bien dit qu’il fallait contrôler ses roues. Mais on l’aime bien Christian alors rebelote, Jean-Philippe s’y colle. Heureusement que Monsieur poigne de fer était présent !
Enfin on repart et nous croisons la route au-dessus d’Epernon. Daniel nous quitte car il doit rentrer plus tôt. Il explique rapidement le parcours restant et nous laisse une carte du parcours. Gilles et Philippe dirigent le groupe. Nous hésitons à plusieurs reprises. Alors que nous étions en train de discuter sur le chemin à prendre, Damien je crois annonce une crevaison roue avant. Certains profitent de ce moment pour reconnaître le parcours pendant que les autres réparent. Petits trous mais grandes solutions. Christian a sur lui une bombe anti-crevaison. Jean-Philippe dirige les opérations, Christian tend la bombe, Damien visse sur la valve, injecte le produit, Jean-Philippe ordonne à Damien de lever la roue avant et de la faire tourner le plus vite possible. Le produit se répartit dans la chambre à air. Christian, encore lui, (un vrai bombardier) tend une bombe à air pour regonfler. Damien retire la bombe anti-crevaison pour mettre la bombe d’air. Remplissage de l’air donc refroidissement de celle-ci qui a une fâcheuse tendance à rester accrochée à la peau. Retrait de la bombe, rangement, temps pour la réparation à peu près 3 minutes. Joie, découverte des vertus de la bombe anti-crevaison, mais Jean-Philippe rappelle qu’il faut maintenant rouler pour que le produit se répartisse bien. Nous repartons dans la direction prise par les autres. Quelques centaines de mètres plus loin on retrouve nos compères qui ont fait demi-tour car nous ne sommes pas dans la bonne direction. Jean-Philippe avait raison, pour lui nous devions partir dans le sens opposé. Nous repassons sur le théâtre des opérations « bombes en tout genre », puis nous retrouvons une route. Après étude de la carte il faut prendre un chemin sur la droite. Après plusieurs hésitations nous nous enfonçons dans la forêt par un sentier. Très rapidement nous trouvons des arbres en travers du chemin. Nous nous rendons compte que ce chemin est resté tel quel depuis la tempête de décembre 2000. Galère ! Nous faisons du porté pour passer les arbres, du vrai cyclo-cross. Enfin nous arrivons sur le chemin que nous devions emprunter mais qui est dans un état de champ de labour parsemé de trous d’eau conséquents. A nouveau notre copain Damien nous annonce crevaison. Et oui, la réparation précédente demandait de rouler sans arrêt afin que le produit soit efficace. Mais avec le gymkhana précédent impossible. Démontage, changement de chambre, remontage. A ce moment là notre Damien demande qui a l’axe. Personne, zut il est tombé, ouf il le retrouve rapidement. Et l’écrou de l’axe, il est où ? Personne ne sait. La couleur de l’écrou ? Noir. Bonjour, chemin recouvert de feuilles en décomposition, qui s’approchent du noir. Nous sommes dans la M….. Regroupement des CTRiens pour fouiller l’endroit de la réparation. Nicolas retrouve le ressort, puis quelques minutes plus tard en fouillant dans les feuilles il est retrouvé par Nicolas je crois, le fameux écrou. Ouf, soulagement. Nous pouvons repartir. On commence à être fatigués. Nous avons hâte de rentrer chez nous, le temps s’écoule. Pour ma part j’ai envie de retrouver le bon vieux bitume. Enfin une route, direction Saint Hilarion. On passe par l’étang et on longe la propriété du comte de Fels. A un bon rythme nous arrivons à Gazeran. Mon téléphone sonne, ma femme me demande où je suis car il est 13 heures. Je lui explique que nous arrivons. Avec Christian, Jean-Philippe, Nicolas et Damien nous prenons la route du Bray pour rentrer par Carrefour. Certains souhaitent faire une halte à la station de lavage avant de rentrer chez eux. Les autres Gilles, Eric, Philippe, Pascal et Jacques rentre par les chemin pour arriver à la grille du parc « La Gueville ».
Cette balade était vraiment très agréable. L’année prochaine Gilles propose de faire Versailles – Rambouillet. Je me régale déjà de cette nouvelle aventure.
Jean-Luc
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