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Non, l’Arabie Saoudite n’est pas seulement un immense désert et une formidable réserve de pétrole. L’Arabie Saoudite est aussi un ensemble de provinces, dont l'une, l'Aseer, située au sud ouest, proche du Yémen et de la Mer Rouge, faite de montagnes et de wadi (canyons ou vallées) très profonds, est le théâtre d’une course de grande envergure, l’ABHA TROPHY. L’Abha Trophy est actuellement l’un des plus difficiles raid de VTT X-Country qui soit.

Samedi 26 octobre 2002, 3h du matin, nous nous écroulons sur un lit luxueux, dans un hôtel non moins luxueux des faubourgs de Abha, notre ville de destination, après un voyage commencé à 6h du matin au départ de Rambouillet. Première impression le choc culturel : nous les cyclistes, nous avons parfois des roues voilées. "L'Abha", les saoudiens ont eux leurs femmes toujours voilées.
C’est la troisième édition de cette course pas comme les autres née de l’amitié d’un guide de montagne, Roland Stieger et du prince de la moins riche des provinces d’Arabie Saoudite (il n’y a pas de pétrole…), le Prince Bandar bin Khaled al Faysal, fils du gouverneur de l’Asseer. Les saoudiens commencent d'ailleurs à s'habituer à cette course car cette année, ils sont une dizaine à s'être inscrits. Lors de la conférence de presse, l'un d'entre eux dit espérer terminer dans les dix premiers (il terminera finalement 16ème). Visiblement, les locaux voient l'épreuve comme une grande course, alors que la majorité des concurrents vient pour le dépaysement. Parmi les tops bikers, on reconnaît Peter Pouly, récent vainqueur du Roc d’Azur ou encore Jérôme Chiotti, champion de France 2001 et ancien champion du monde 1998 de X-Country.
Samedi 26 octobre 2002, 14 h, journée des préparatifs. Nous déballons nos VTT de leurs sacs rembourrés, les réglons consciencieusement. Les premières interrogations : tu gonfles à combien ? es-tu sûr que tes pneus vont convenir au terrain ? combien faut-il prendre de chambres à air ? Vivement le lendemain pour la première étape car la pression monte. Certains sont partis tourner les jambes, nous préférons, Christian et moi, rester tranquillement à l’hôtel car la semaine risque d’être longue. Dans l'hôtel, de nombreux saoudiens sont là, à ne rien faire, en thoba (la tenue locale), un peu gras, ils sont habitués à laisser le travail fatigant à d'autres, les femmes (qu'on ne voit pratiquement jamais) ou des immigrés : philippins, marocains, pakistanais…

Dimanche 27 octobre
1èreétape
WADI BIN HASBAL.
Nous prenons des minibus pour rejoindre le départ de l’étape après une heure et
demie de trajet. Les organisateurs nous ont briefé au départ de l’hôtel :
"N'excitez pas les chauffeurs, ils le sont assez comme ça ». Il faut savoir
qu'en Arabie Saoudite, le permis de conduire n'existe pas. Dans les villages de
montagne, quand il faut se rendre à l'école, c'est le plus grand, "celui dont
les pieds touchent les pédales", qui prend le volant. Bilan: 8000 morts par an
sur les routes, pour un pays qui ne compte que 20 millions d'habitants. Le
gouverneur de la province d'Aseer fait exposer sur le bord des routes les
voitures accidentées pour sensibiliser la population, sans résultats tangibles.
Ces épaves sont toutes enfoncées sur l’avant, car il n'y a pratiquement que des
chocs frontaux. Ils doublent n'importe où, ne respectent aucune ligne blanche,
sous l’œil bienveillant de la police locale. Leur religion leur prévoit 7 vies,
c’est sûrement une explication à cette hécatombe.
C’est parti pour nos premiers tours de roue dans le désert. Pris par l’ambiance de course, je pars trop vite et je m’essouffle rapidement. J’avais prévu de souffrir de la chaleur alors qu’aujourd'hui elle est supportable. J’avais par contre omis un détail d’importance : nous évoluons à 2000 mètres d'altitude et mon cardio se charge de me le rappeler. Christian a lui choisi un départ plus sage (l’expérience…).
Curieusement seul un moment, je m’égare. Je fais finalement demi-tour en pensant à Phil Dong “toujours revenir à la dernière balise !!”. Je retrouve le bon chemin, rattrape Christian qui poursuit sa route à son rythme, et je termine un peu amer : j’ai bien roulé mais sans ma tête, perdant un quart d’heure.
Nous nous attendions à souffrir dans le sable mais il y en eut très peu, seuls quelques passages de fech-fech nous obligeant à descendre de nos montures. En réalité, les pistes sont caillouteuses et cassantes, du reg (pour les cruciverbistes) avec des petits buissons ardents parsemés ça et là.
Le soir c’est bivouac : de grande classe ! Quand il manque des matelas, on appelle le prince, et une heure plus tard arrive un camion rempli de matelas encore sous plastique. Les repas sont somptueux, posés à même le sol sur d’immenses tapis. On s'assied devant et on mange comme des rois. Le plat typique étant le mouton avec du riz, certains s’essayent à imiter les locaux en mangeant ce riz à la main en fabriquant une boulette : échec garanti ! Il y a dix fois trop de nourriture, les saoudiens sont habitués à l'opulence.
Le site du bivouac est superbe, surplombé par un bloc de granit de 150 m de haut appelé un camel de par sa forme arrondie. Cette montagne au milieu du désert est peuplée par une colonie de babouins qui rythme la fin de journée de leurs cris rauques.

Lundi 28 octobre
2ème étape WADI BIN HASBAL - AL KARJAH.
La 2ème étape compte 60 km avec 900 m de dénivelé positif et pratiquement la même chose en négatif. Mon cardio a déjà perdu 15 pulsations par rapport à la veille, le corps s’adapte. Belle étape dans un environnement désertique avec de nombreuses côtes imposant des changements de rythme sur un sol sablonneux dans la première partie et caillouteux dans la seconde.
L’étape étant relativement roulante (les premiers auront réalisé une moyenne de 27.5 km/h), un tandem, le seul de l’épreuve, se permet d’accrocher la troisième place.
Mardi 29 octobre
3ème étape TEMANIAH - JISAN ROAD
La première grosse étape de montagne, avec une dénivelée positive (le dénivelé a ceci de particulier qu’il peut être féminin ou masculin !) de 1520 m et une dénivelée négative de 2100 m. Ma préférée !
L'étape commence par une première descente, longue de…12 km. Un grand moment de VTT ! Ravins, caillasse, sable, terre, virages de folie, le tout sur une piste de 5 mètres de large. Une première pour nous deux. En plus, la veille, un gros orage a rendu la descente encore plus difficile. Je m’en tire pas mal avec mon Cannondale rigide malgré le terrain accidenté, mais regrette sur ce genre de terrain de ne pas être tout suspendu pour mieux en profiter. Je laisse passer impuissant et frustré beaucoup de concurrents mieux équipés.
Christian n’a pas eu de chance ; plutôt que de partir à fond comme moi et éviter le trafic, il se retrouve englué avec de moins bons descendeurs que lui, jusqu’au moment où un concurrent qui le précède chute bêtement : impossible de l’éviter, OTB (Over The Bar). Gros hématome à la jambe et frayeur qui va l’empêcher de profiter à fond de la descente malgré son VTT idéal dans ce genre de terrain.
Heureusement le spectacle est autour de nous : montagnes décharnées, villages perdus au fond des wadis, chèvres, singes et chameaux, enfants qui n'ont jamais vu un vélo de leur vie et nous parlent quand on passe. On leur rend un sourire et un signe de la main, on tente un ou deux mots d’arabe, salah ou choucran (je ne suis pas sûr de l’orthographe).
En VTT pur, c’est génial avec un col de 10 km monté sous 35°C, les derniers concurrents ont même eu droit à 44°C dans le wadi ! Certains mettront d’ailleurs 7h pour finir l'étape.
Flowers power ! A l'arrivée, au pied d’un superbe village
yéménite, de jeunes garçons nous regardent et nous sourient, ils portent un
anneau floral sur la tête, mais aussi de très longs couteaux à la ceinture.
C'est le pays des "hommes fleurs".
Un gamin
de dix ans est fier de se faire photographier en brandissant son arme et en
repoussant son copain qui veut s'immiscer sur le cliché. L'ambiance est très
conviviale, un jeune dévale une pente de pierre en glissant sur ses pieds…nus.
Avec 3h23 pour 2h10 au premier, je suis très content. Le but
au début de la semaine était de seulement finir le raid, et finir 18ème
de cette grosse étape montagneuse me ravit, d’autant que je suis parmi les rares
à avoir grimpé toutes les côtes sur le vélo (sans beauriner…). A chacun ses
objectifs ! Christian était un peu plus marqué car en finissant 1h30 derrière
moi, il a souffert de la chaleur et surtout de plusieurs crevaisons. Certains
bosquets comportent en effet d’énormes épines dont je fus épargné contrairement
au pauvre Christian : 7 crevaisons dans la même sortie. Obligé même de rouler
les deux roues à plat pendant 10 kilomètres. Merci les tubeless !! Heureusement
la solidarité entre concurrents attardés ne se dément pas et il se fait prêter
deux chambres qui lui permettront de finir l’étape.

Mercredi 30 octobre
4ème étape AL SHEAR - AL HABALA (35km).
On nous annonce cette étape comme une étape de transition… quelle erreur ! En fait, c’est une étape très technique pleine de pièges. Particularité de cette étape, du départ on peut apercevoir l’arrivée sur l'autre versant d'un gigantesque ravin l: superbe. Je paye ce jour là les efforts de la veille, manque de jambes. Du coup je m’arrête pour prendre des photos au milieu du village de AL LOUT, village ancien typique de la région de l’Aseer. Finalement en 1h18 je ne suis qu’à 17 minutes de Jérome Chiotti, comme quoi même les meilleurs ont fait relâche, en attendant l’étape du lendemain, la 5ème, qui est attendue comme la plus difficile.

Jeudi 31 octobre
5ème étape AL SOODA - RIJAL ALMA
La 5ème
étape part de Al Sooda à environ 2600 m d’altitude et arrive au village
typiquement yéménite de Rijal Alma (1100 m d'altitude), 46,6 km avec une
dénivelée positive de 1500 m et une dénivelée négative de 2200 m. Cela commence
par une descente de 15 km et 1800 m de dénivelée comme mise en bouche, avec
crampes dans les doigts garanties, surtout pour ceux qui n’ont pas de freins à
disques ! on enchaîne directement avec montée extrême de 400 m de dénivelé,
moitié en vélo et moitié à pied (proportion fonction du niveau et de la forme de
chacun…). Nouvelle descente de 600 m, section roulante dans un wadi, avant de
remettre le couvert pour le plat de résistance: 10 km de montée roulante sur une
large piste, qui se termine par 400 m de dénivelée en 2 km sur le bitume (20% de
moyenne) avec des passages à 27%. Je ne pense pas avoir déjà grimpé une telle
pente en vélo de route ! On se serait crû à l’Angliru en plein Tour d’Espagne.
On approche du dessert avec une longue descente de 1000 m de dénivelé, avant le
digestif : une côte de presque 3 km de plus en plus raide, jusqu'à l'arrivée.
Cette étape étant l’étape reine, je décide de partir avec les meilleurs et rester le plus longtemps possible avec eux. Comme à leur habitude, les tops partent très vite. Je m’accroche, aborde la grosse descente dans les premiers, bien décidé à rester au contact. Que nenni ! La leçon de pilotage du jour. Tout le groupe me passe devant, des avions, et en souplesse pour avaler tous les pièges. Superbe ! Parlons-en des pièges : après deux bornes de descente se présente une énorme mare de boue ; j’hésite et choisis finalement le tout petit passage sur le côté en dévers : résultat une belle gamelle en plein dans la boue du fait de ma roue arrière qui s’est dérobée (faute technique !). En fait les pierres qui limitaient le passage au sec avaient été placées là par le caméraman de la télé saoudienne qui nous a suivi pendant tout le périple. Il voulait de belles images de gerbes d’eau… Je peux “ m’enorgueillir ” d’être passé à la télé saoudienne, peut-être même sur Al-Jazheera, en plus d’être en bonne place sur le film qui sera vendu aux télés européennes du câble ultérieurement. Pris par l’ambiance, je repars trop vite et rechute au virage d’après, mais cette fois sur des cailloux bien pointus qui m’ont salement attaqué la hanche. Avec en prime mal au pouce droit et pliage de la patte de dérailleur. Du coup la suite de la descente a moins été une partie de plaisir. Heureusement l’osthéo à la fin de l’épreuve ne me diagnostiquera qu’une élongation au tendon du pouce.
Christian, lui, a encore moins de chance. Englué une nouvelle fois dans le trafic, il se fait percuter par un concurrent qui s’excuse à peine et repart. Sauf que Christian est KO (merci le casque, on ne le répètera jamais assez, de toute façon il était obligatoire) et est obligé de stopper un quart d’heure pour récupérer. Et a gagné dans l’affaire quelques égratignures supplémentaires. Comme ça ne suffisait pas, il a encore crevé deux fois lors de cette étape. Un seul mot d’ordre pour finir ce genre d’épreuve : rouler propre.
La fin notamment est un calvaire : un wadi où la température avoisine les 45°C et qu’on nous avait décrit comme “ faux plat montant ”. La déclivité devait être du même ordre que celle de Boulay-les-Troux, avec les cailloux et la chaleur en plus…
Bien que j’aie préféré la troisième étape en terme de VTT, cette 5ème est la plus belle humainement parlant. Alors que souvent nous évoluions dans des contrées désertiques, cette fois de nombreux groupes de gamins (et de gamines, avant qu'un voile ne vienne leur cacher le monde) nous encouragent. Sur la fin, nous leur tapons dans les mains. A l'arrivée, le gouverneur du village est assis, entouré de ses adjoints, en grande tenue, armes à la main.
On demande à prendre des photos : pas de problème, tout se passe dans le meilleur esprit. La menace de guerre entre l’Iraq et les USA semble bien loin à ce moment là. Il est vrai que les français sont fort appréciés des saoudiens, du fait de la politique plutôt pro-arabe de la France et des interventions du gouvernement français pour éviter une attaque américaine. Naïvement je pose cette question : pourquoi n’arrivons-nous pas à nous entendre entre les peuples ? Une journée comme celle-ci résonne comme un message de paix et d’espoir !
Après la course, le retour est original ; on prend un télécabine pour parcourir les 1000 m de dénivelée qui nous séparent du plateau d'Abha. Par la route le voyage aurait nécessité 4 heures car il y a une rivière à traverser où ne subsiste qu’un pont bien en amont de Rijal Alma, les autres ayant été détruits 10 ans auparavant par des crues... suite logique d’orages très violents qui frappent de temps en temps cette région montagneuse.

Vendredi 1er novembre
6ème étape AL OKAZ - ABHA
La dernière étape est réputée comme facile (22.5 km) mais va s’avérer dangereuse. Il pleut (!!) dès le début de l’épreuve, ce qui va me coûter cher. La veille, en nettoyant le vélo je constate que ma roue libre est cassée. Les cycles Toinet me prêtent une roue, mais pas une céramique comme ma Crossmax… le lendemain avec la pluie et mes patins céramiques, je n’avais pas de freins, surtout dans le virage à gauche goudronné où je suis arrivé trop vite… et voilà la 3ème gamelle de la semaine, la plus douloureuse aussi, et sur l’autre hanche bien évidemment ! Dommage car de 22ème au départ je pouvais gagner deux places, alors que j’en perds finalement une. Dérisoire, après tout !
Cette dernière étape a vu la participation du Prince Bandar Bin Khaled Al Faisal. Son père est gouverneur de la région. Il finira dernier de l’étape. La cérémonie de remise des récompenses qui s’en suivit est d’un genre très particulier (pas comme celle des trophées du challenge). Des saoudiens en armes genre Viva Zapata avec les cartouchières en travers de la thoba encadrent le père Faisal qui arrive du Caire (réunion avec la Ligue Arabe sur la réponse à donner aux américains…). La salle de réception est immense avec des lustres en cristal de 5 m de diamètre. Les cinq premiers du général reçoivent un trophée et les locaux ayant donné un coup de main à l'organisation reçoivent un diplôme des mains du prince : ils sont visiblement très émus.
Le dernier jour
Activités libres. Les gars de CFR Conseil (les organisateurs) sont des spécialistes de via ferrata (parois montagneuses équipées d’un câble et de points artificiels ; avec un baudrier et une longe chacun peut se prendre pour Edlinger en toute sécurité) et ils ont équipé une paroi au dessus de Abha. Sortie très agréable, mais gare à ceux qui ont le vertige. Christian a préféré pousser jusqu’à la Mer Rouge. Là-bas, au niveau zéro, la température est tout autre que ce que nous avions connus à Abha en altitude, une vraie fournaise. A dix heures du matin la température avoisine déjà les quarante degrés, le sable est tellement chaud que l’on ne peut pas marcher dessus sans chaussures. Et une plage couverte d’immondices.
Que retenir de ce voyage ? Un beau soleil tous les jours et cela c’est vraiment le pied ! Quel plaisir de rouler dans autre chose que la boue francilienne. Un dépaysement total, comme par exemple la prière qui commence au minaret du coin à 5h00 du matin puis se répète toutes les 3 heures (ce qui ne facilite d’ailleurs pas le rendement au travail). Un pays très beau mais malheureusement très sale par endroits, les saoudiens n’ayant aucune culture environnementale. Une population difficile à approcher et des coutumes que je ne veux pas juger mais qui semblent tout de même anachroniques. Songez que nous n’avons pas vu une femme arabe lors de notre périple, les seules que nous ayons vues à l’aéroport en transit étaient voilées intégralement (une burka ?) en noir. Elles n’ont pas le droit de s’instruire, elles ne peuvent pas conduire, en fait leur destin n’est que d’enfanter puis d’élever leur progéniture.
L’Arabie, en permettant à des étrangers de venir dans des zones jusqu’à-là interdites tente de s’ouvrir vers l’extérieur, mais cette ouverture ne pourra se faire sans un changement complet des mentalités, ce qui risque malheureusement d’être long…En ce qui concerne l’organisation de ce raid ainsi que l’équipe organisatrice, il ne faut pas oublier d’en parler car leur dévouement pour que tout se passe bien, ainsi que leur gentillesse et disponibilité sont de haut niveau.
Dans ce résumé nous avons sûrement oublié quelques anecdotes ou faits marquants du séjour, mais on ne pas tout vous raconter par écrit, le meilleur moyen c’est de venir nous en parler lors de rencontre ou sortie du club.
Alors si cela vous intéresse, pourquoi ne pas faire une équipe CTR pour l’an prochain ? Le prochain Abha Trophy aura lieu début Décembre 2003.
Christian et Gilles

Merci à JP Stephan (cycles Lapierre)
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Alt. maximale : 3 015 m. Régions naturelles : plaine (Tihama) sablonneuse longeant la mer Rouge que surplombent le Hedjaz (en arabe " barrière montagneuse "), en partie boisée, 1 000 à 3 015 m (max.), capitale : La Mecque et l'Assir " l'inaccessible ", capitale : Abhâ (plantations de café) ; plateau (Nadj) désertique, alt. moy. 1 000 m, climat continental, hiver froid et pluvieux, été très sec (plus de 40oC à Riyâd et 9 % d'humidité en juillet), capitale : Ar Riyâd ; plaine (500 km de longueur) formant la majeure partie de la province de Hassa ; au nord et au sud, 2 déserts (le grand Nafûd et le Ar Roub'al Khâlî). Hiver doux sauf en montagne. Côtes : mer Rouge 1 760 km, Golfe 650 km. Population. 1992 (rec.) : 16 929 294 hab. (20 000 000 selon certains) ; 1999 : 20 900 000 ; 2025 (prév.) : 40 000 000.Espérance de vie : h. 70, f. 73 ans. Étrangers (en milliers, au 1-1-1995) : 6 256 (Indiens 1 229, Egyptiens 1 195, Pakistanais 779, Bangladais 446, Yéménites 424, Indonésiens 249, Soudanais 243, Syriens 168, Jordaniens 155, Sri Lankais 135, Koweïtiens 123, Palestiniens 111, Turcs 92) ; représentent 70 à 80 % de la pop. active. Villes (rec. 1992). Ar Riyâd (en arabe " jardins ") 2 776 096 hab. Djeddah (ancienne capitale diplomatique et port principal) 2 046 251 (est.), 20 000 en 1960. La Mecque 965 697 capitale religieuse (mosquée sacrée, 9 minarets, record mondial) ; pèlerins (en milliers) : vers 1938 : 50 ; 1985 : 1 600 dont 852 de l'étranger dont Iraniens 150, Egyptiens 131, Pakistanais 88 ; 1988-89 : 775 ; sacrifice de 1 300 000 moutons dont 300 000 distribués aux réfugiés afghans et palestiniens et en Afr. noire. T'if (alt. 1 630 m) 416 121 (en 74). Médine 608 295 depuis 1984, vieille ville rasée et transformée, sauf le tombeau-mosquée de Mahomet, le sanctuaire (passé de 28 000 à 165 000 m2) accueillera 167 000 fidèles, les terrasses 90 000 fidèles (67 000 m2). 10 minarets de 92 m de hauteur. Dharan 73 691. Hufûf 225 847.Langue officielle. Arabe. Analphabètes (1997) : 25 % ; hommes 14,9 %, femmes 35,5 %. Religions. Musulmans dont 200 000 à 300 000 chiites. L'ensemble du pays étant considéré comme une mosquée, l'exercice d'un autre culte que l'islam est interdit. Statut. Monarchie islamique. Roi : gardien des 2 lieux saints (La Mecque, Médine) vêtu de l'Abaya traditionnelle. PM : Fahd (né 1924) depuis 13-6-1982. Héritier depuis 1982 et vice-PM : Pce Abdallah (né 1924, demi-frère du roi). Environ 4 200 princes du sang sur les 40 000 liés à la famille royale occupent de nombreux postes. Loi du royaume : Coran et Sunna. Loi fondamentale : promulguée 1-3-1992, organise l'État et les règles de succession (le roi choisit le plus apte parmi les fils et petits-fils d'ibn Saoud, auparavant le plus âgé des fils). Provinces : 13 depuis 16-9-1993, dirigées chacune par l'émir ayant rang de ministre (désigné ou révoqué par le roi).Partis politiques : aucun. Opposition : Comité de défense des droits légitimes (cdlr en anglais) créé 3-5-1993 par 6 intellectuels et religieux, porte-parole : Mohamed el-Massaari, expulsé (réfugié en G.-B. depuis avril 1994). Mouvement pour la réforme islamique en arabie (mira) créé à Londres 22-3-1996 par Saad al-Faqih, dissident du cdlr. Comité pour le conseil et la réforme (ccr) dirigé de Khartoum puis (mai 1996) d'Afghanistan par Oussama ibn Laden. Fête nationale. 22 sept. (création du royaume d'arabie, 1932). Emblème. 2 sabres surmontés d'un palmier (aucune prospérité n'est possible en dehors de la justice). Drapeau (adopté en 1938). Vert portant un sabre et " Il n'y a de Dieu que Dieu, Muhammad est le prophète de Dieu ". Justice. Sanctions définies par le Coran. Pour homicide : mort ; vol ; ablation de la main sauf circonstances atténuantes ; adultère par un époux : lapidation (si 4 témoins l'attestent), par un célibataire : flagellation (si 1 seul témoin l'atteste). Exécutions : 1995 : 188 (dont 62 Saoudiens) ; 1996 : 70 (la majorité pour trafic de drogue). Garde nationale : 60 000 h.
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